Numéro 158 de la revue « Études sur la mort »
Livraison éditeur des articles expertisés et corrigés le 15 octobre 2022.
Publication en novembre 2022.

MOURIR EN MIGRATION, MOURIR PAR TEMPS DE CRISE

Coordination

-Christina Alexopoulos (Comité éditorial d’Études sur la mort)
– Rachid Oulahal, Université de La Réunion
-Gesine Sturm, Université Toulouse Jean Jaurès
-Filipe Soto Galindo, Université Toulouse Jean Jaurès

Argumentaire

Les crises économiques, écologiques, politiques et armées des dernières années ont mis sur le chemin de la migration et de l’exil un nombre significatif de personnes, avec des politiques et des perspectives d’accueil qui peuvent grandement varier d’un pays à l’autre. L’année 2020, avec la survenue pandémie COVID-19, aura fait (re)surgir une nouvelle modalité de crise, sanitaire cette fois, qui affecte la mobilité et les manières de vivre la migration et l’exil. Les différentes phases de confinement, les fermetures de frontières, les restrictions de voyage, ont montré à quel point un simple déplacement peut devenir complexe par temps de crise, altérant ainsi le quotidien, mais aussi toute mobilité, réalisée dans le cadre d’une migration ou après l’installation définitive dans le pays d’accueil.

Pour ce numéro spécial de la revue Études sur la mort, nous souhaitons poser la question de la mort en migration ou en exil, à partir de plusieurs interrogations. La situation de la fin de la vie en migration soulève la question du retour au pays d’origine, que ce soit le retour rêvé pendant la migration, le désir de passer les dernières années de la vie au pays d’origine… Elle soulève également celle des pratiques de funérailles, des rites associés et du lieu de sépulture.

La crise sanitaire liée à la survenue du COVID-19 a affecté notre rapport à la mort, et soulève, en situation migratoire, un certain nombre de questions : comment penser les funérailles, les rites de la mort dans une période où la mobilité est réduite ? De quelle manière les processus du deuil sont-ils modifiés par l’impossibilité d’assister aux funérailles ? Ainsi, mourir en migration par temps de crise nous interroge sur le processus de deuil mais également sur les placements et déplacements des corps. En particulier, le temps de crise implique des contraintes inattendues face à la mort d’un proche, peut-être elle aussi inattendue. Il s’agira donc également de questionner l’expérience de telles situations et de comprendre en quoi la destination finale du corps après la mort peut s’avérer une entrave ou au contraire un point de résilience dans l’expérience interculturelle de ceux qui restent.

Trois types de manuscrits pourront s’inscrire dans ce numéro spécial :

.Le processus du deuil en migration par temps de crise

Quelle est l’expérience de la perte d’un proche lorsque le contexte de migration et de crise ne permet pas de préparer la fin de la vie et la finitude du corps ?

Quels aménagements sont-ils possibles pour pouvoir élaborer le processus de deuil malgré un contexte de migration et de crise.

.Le placement et/ou le déplacement des corps morts en migration par temps de crise.

Nous discuterons de la place du corps sans vie dans un contexte migratoire et de crise. Les questions en lien avec les possibilités ou difficultés d’inhumation seront aussi abordées.

.Les incidences psychiques, sociales et culturelles de la place du corps sans vie en migration par temps de crise.

Quels sont les effets la place du corps mort (inhumé, disparu, rapatrié…) aura sur les personnes et les groupes qui restent après lui. Ainsi, dans le contexte migratoire, le choix du placement du corps dans le pays d’accueil ou son rapatriement dans le pays d’origine peut-il intervenir dans le développement identitaire, psychique, social ou culturel des descendants. Le placement ou le déplacement est-il choix ? Comment est-il vécu par l’entourage ayant lui aussi migré mais aussi celui resté dans le pays d’origine ?

Calendrier

• Juillet 2021 : appel à communication avec demande de manuscrits pour fin novembre 2021. Le format de la proposition devra suivre les recommandations de la revue Études sur la mort.
• 01 mars 2022 : Retour des relectures aux auteurs
• 30 Août 2022 : date limite de remise des versions finales des articles
• Livraison à l’éditeur des articles expertisés et corrigés le 15 octobre 2022
• Livraison au public en novembre 2022

Présentation de la revue

Études sur la Mort reçoit des articles thématiques mais peut aussi publier des articles tout venant. Ces articles concernent la mort et le mourir, thématiques regroupées auparavant sous le nom de thanatologie. Les études sur la mort sont typiquement transdisciplinaires. Les articles peuvent être sociologiques, anthropologiques, psychologiques, psychanalytiques, épidémiologiques, de médecine légale, économiques, environnementaux, philosophiques, religieux, etc. Notre discipline, les études sur la mort, reçoit tout article et l’adresse à son comité de rédaction pour un premier avis, puis à deux experts anonymes qui analysent l’article proposé en émettant leur avis à l’aide d’une grille de lecture imposée. Après corrections, l’article accepté est publié dans le prochain numéro ou le numéro thématique concerné. Les recommandations aux auteurs suivent les normes APA (voir plus loin). Nous vous remercions de vous intéresser aux Études sur la Mort.

Plus d’information : https://www.editionsdes60.com/fr/26-etudes-sur-la-mort

Soumission des titres et des résumés

Toutes les propositions de manuscrits doivent être adressées directement par courriel à bacque@nullunistra.fr et rachid.oulahal@nulluniv-reunion.fr.

Consultez bien aussi les recommandations aux auteurs ici