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Tout au long de leur carrière, enseignants et professionnels intervenant en milieu de l’enfance à l’adolescence peuvent être confrontés à des situations douloureuses en lien avec la mort. Accident, décès suite à une maladie grave, mort violente, meurtre, suicide : l’institution scolaire n’est pas préservée de la confrontation à ce type d’événements traumatiques. L’actualité récente en lien avec la COVID-19 le confirme. Dans de tels contextes, tout l’équilibre de l’institution scolaire peut se trouver brutalement mis à mal et l’ensemble des professionnels qui sont sollicités pour tenter de prendre en charge élèves, familles et institution. Face à la crise, chaque professionnel a un rôle spécifique pour limiter les risques de survictimisation et leurs effets délétères.

Outre des situations de crise, les enseignant·e·s sont aussi susceptibles d’avoir un ou plusieurs orphelins dans leur classe, car cette réalité touche environ trois pourcents jeunes de moins de vingt ans, soit en moyenne un élève par classe. La maladie grave ou la mort d’un parent, mais également d’un membre de la fratrie ou d’un proche significatif, peut entraîner l’apparition de troubles traumatiques immédiats ou différés. Les manifestations, très variées, peuvent être invalidantes et compromettre le développement du jeune tant au niveau affectif que cognitif, mais aussi impacter ses relations familiales et ses capacités de socialisation, voire être un facteur de décrochage.

Par ailleurs, les multiples conflits armés et crises humanitaires de ce début du XXIe siècle ont provoqué le déplacement forcé de nombreuses populations dans différentes régions du monde. Ces migrations ont augmenté la probabilité pour les établissements scolaires d’accueillir un ou plusieurs élèves réfugiés ou demandeurs d’asile. Ces enfants et adolescents présentent souvent un parcours de vie complexe, fréquemment marqué par des épisodes de deuil, de séparation forcée ou de traumatisme. La connaissance de leur vécu pré, péri et postmigratoire ainsi que la collaboration entre les écoles et les professionnels de la santé et du social sont des éléments indispensables pour une prise en charge adéquate et une intégration réussie.

Si la mort vécue dans des contextes de crise ou des situations d’orphelinage est généralement vécue douloureusement, elle peut aussi être un objet d’études et de réflexions, car c’est une réalité universelle et incontournable, commune à tous les êtres vivants. Divers auteurs préconisent que cette éducation à la mort et à la perte ait lieu de préférence en classe puisque les missions de l’École consistent à instruire et à socialiser l’élève, afin de le préparer à la vie, tant professionnelle que personnelle et sociale.

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